Message de Mgr Laurent Ulrich (suite)

La longue liste des pasteurs de cette Église me confirme bien, s’il en était besoin, les propos de Mgr Pontier que j’ai rappelés. Parmi mes prédécesseurs, je voudrais évoquer avec reconnaissance ceux que j’ai connus et approchés : le cardinal Lustiger qui m’a manifesté, j’étais alors tout jeune évêque, une amicale attention et des encouragements sincères ; le cardinal Vingt-Trois auprès de qui j’ai été pendant six ans vice-président de la Conférence des évêques dans une relation très fraternelle où j’ai beaucoup appris ; Mgr Aupetit dont la simplicité et la conviction m’inspirent le respect. Permettez-moi d’ajouter à cette liste Mgr Michel Coloni, archevêque de Dijon dont j’ai été le vicaire général pendant dix ans, il avait été prêtre et évêque auxiliaire de Paris, et il m’a fait découvrir l’attention d’un pasteur qui doit toujours regarder le présent et scruter « les signes des temps ».

L’un de ces signes, c’est l’émotion toujours forte qui entoure notre Cathédrale, Notre-Dame pour tout le monde ; émotion, affection pour un lieu qui dit le sacré, la profondeur du sentiment religieux qui habite l’humanité bien au-delà des délimitations visibles de l’Église. Joie pour nous d’attendre le jour de sa réouverture pour que nous puissions encore y annoncer le Christ vivant, en ne négligeant évidemment pas les multiples raisons qui attirent à elle.

Je mesure la complexité des enjeux qui se présenteront à nous dans les années qui viennent, cela ne peut pas nous inquiéter, mais demande notre coopération : attitude profondément synodale, « chemin de la synodalité (qui) est précisément celui que Dieu attend de l’Église du troisième millénaire », selon le pape François. Je prie déjà avec vous et pour vous, j’ai confiance que vous le faites pour moi ; le Seigneur vous bénit, dans vos personnes et vos familles, dans vos quartiers et dans toutes vos rencontres.

† Laurent Ulrich, Archevêque nommé de Paris